To be or not to be ? it’s the migrant’s question

Dès lundi François Hollande annonçait lors de sa conférence semestrielle de presse, l’accueil de 24 000 demandeurs d’asile sur le territoire français durant les deux années à venir.

Depuis deux jours l’opinion publique française, tergiverse, barbote et se lamente sur les réseaux sociaux : doit-on oui ou non accueillir des migrants ? Quel impact sur notre économie ? Quel impact sur la société dans son ensemble ?

De son coté, le FN alterne les mises en garde contre « la submersion migratoire »*. Je ne vais pas m’attarder sur une pseudo analyse politico-économico sociale même si  l’heure me semble bien blême pour user de telle isotopie linguistique. Je ne vais pas non plus nuancer les propos de mes concitoyens qui s’inquiètent de la disparition de « leur chômage et tout et tout »**, qui dénoncent la médiatisation de la question migratoire au profit des laissés pour compte français : les sans domicile-fixe.

Qui a le pouvoir pourtant aujourd’hui de décider qu’une vie vaut mieux qu’une autre ? Qu’une frontière et qu’une souveraineté bien nationale, bien hermétique, bien recroquevillée  est plus esthétique que des corps gisants sur la plage ?  Je ne pense pas qu’il y ait de misère à préférer à un autre. La réalité est simplement plus complexe.

Ma spécialité n’est ni la géopolitique, ni même l’analyse des flux migratoires. Je ne m’autoriserai donc pas à sortir du canevas objectif de la sociologie que je pratique :  la sociologie politique et la sociologie des associations . Car c’est cette société civile organisée, transnationale***, et réactive qui réaffirme drame après drame les contours de notre humanité.

Et c’est à ce titre que je promeus l’association européenne de sauvetage en Méditerranée SOS Méditerranée, qui lance samedi en partenariat avec Médecins du Monde, sa première campagne à Marseille. L’association lance une campagne de « crowdfunding » afin d’affréter un navire de sauvetage aux larges des côtes italiennes et libyennes et de ramener ainsi ces hommes sains et saufs.

Telle n’est donc pas la question.

Je vous encourage à donner  : http://sosmediterranee.org/

*http://fninfos.fr/?cat=167

**ces propos sont issus de Facebook

***je fais ici référence à La société du risque, de Ulrich Beck
Coll. Alto, éd. Aubier, 2001, 521 p., 21,50 T.

Des réfugiés syriens débarquent sur l'île grecque de Lesbos le 3 septembre 2015. (DIMITRIS MICHALAKIS / REUTERS)

Des réfugiés syriens débarquent sur l’île grecque de Lesbos le 3 septembre 2015. (DIMITRIS MICHALAKIS / REUTERS)

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